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Trois Glorieuses de Saint-Chef : rencontre avec l'organisateur
le 27-10-2019
par Philippe Perroud
Dominique Chevallet : 
« Dans une telle organisation, tout le monde est utile, chacun à sa manière »

Jean-Michel Bouvier, président de la Boule Rupéenne de Saint-Chef, le dit sans détour : pour les questions d’organisation, voyez avec Dominique Chevallet ! Depuis trente ans, c’est lui l’homme de l’art d’une épreuve qui est devenue un must incontournable. Entretien.

Dominique Chevallet auu travail avec deux autres bénévoles (Php)

La Boule Rupéenne fête cette année son 60e anniversaire. Le simple 4e division en est à combien d’éditions ?
« Il a démarré en 1990, c’était un 64 tête-à-tête. Il est passé à 128 l’année suivante, puis à 512 cinq ans plus tard, et à 1024 en 2006 ». 
Comment expliquez-vous cette progression ?
« Il y a eu une grande dynamique des bénévoles, avec une grande continuité dans l’action et pourtant un renouvellement des bureaux. On bénéficie d’infrastructures municipales qui permettent d’organiser un tel événement avec notamment 92 jeux à Saint-Chef et 80 à Salagnon »
N’y a-t-il pas aussi ce tissu bouliste d’une région particulièrement attachée à la Lyonnaise ?
« Saint-Chef n’est pas loin de Lyon et a connu l’époque des clos boulistes. L’empreinte est là. Saint-Chef reste un club fort avec 80 licenciés. »
Vous avez évolué vers le haut à un moment où la discipline n’était pas dans une évolution favorable. Comment expliquer ce contraste ?
On s’est posé certaines questions, comme celle du changement de date. Je suis convaincu que c’est dangereux de le faire, et puis notre date marque la fin du calendrier en extérieur. Je pense que les gens apprécient de venir faire cette dernière sortie. On est attaché au fait de jouer en extérieur, mais nous avons des infrastructures pour manger au chaud, et être à l’abri dès que les parties sont finies. Ce qui nous a aidés aussi, c’est qu’on est sur une épreuve de la division de base, c’est un marathon de dix parties, et il y a une part de rêve d’être celui qui peut inscrire son nom au palmarès ».
L’ambiance du tête-à-tête est aussi quelque chose de spécial. Vous défendez aussi ce patrimoine.
« C’est vrai que c’est une épreuve où l’on est seul face à son adversaire, mais je crois que l’on aime venir à Saint-Chef aussi parce que l’on a la possibilité de de voir de nouvelles têtes. C’est un concours important en quantité de joueurs, mais aussi en termes de provenances, puisque nous avons eu l’an dernier 38 départements représentés, et nous avons aussi des joueurs étrangers. »
Cela donne des chiffres aussi impressionnants que 1024 joueurs au départ. Mais il doit falloir beaucoup de main d’œuvre pour faire avancer la machine ?
« Oui il faut énormément de bénévoles notamment le jour J. C’est une manifestation lourde, donc fatigante, donc il faut encore un peu plus de monde afin de pouvoir renouveler les gens qui viennent nous aider. Il y a aussi un très gros travail en amont. On peut avancer le chiffre de 130 personnes qui participent. Mais chaque bénévole a son importance, de celui qui va chercher une petite publicité de 50 € à celui qui se donne pendant trois semaines à fond, tout le monde est utile, chacun à sa manière ».
Certains organisateurs sont inquiets justement sur l’avenir du bénévolat, vous en faites partie ?
« On a souvent peur du changement, mais il est nécessaire. Régulièrement on change de président à Saint-Chef, mais ils ont tous toujours été partie prenante de l’organisation. Alors oui des choses changent, mais c’est ce qui permet de maintenir la tradition d’un tournoi en le faisant vivre avec son temps. On s’autogère depuis le début, on a besoin des municipalités pour les infrastructures, mais on n’a jamais demandé de subvention ».
Vous avez modestement évité de parler de vous, alors que vous restez la cheville ouvrière de ce tournoi. Quel est votre rôle ?
« J’ai toujours eu la culture du bénévolat, j’ai foncé pour augmenter la capacité des concours, les équipes dirigeantes m’ont toujours suivi. Mais je ne m’occupe plus que la partie administrative, ça reste en soi déjà très prenant ».
Cela veut dire que c’est plus difficile d’organiser le même tournoi qu’il y a vingt ans ?
« Une chose est sûre, il y a vingt ans, j’avais vingt ans de moins ! Ce qui est sûr aussi c’est qu’on a une équipe qui bosse, et qui est peut-être trop perfectionniste. La première journée s’est très bien passée, et on apprend à faire avec le fait qu’il y ait une personne déçue parce  qu’elle n’a pas eu le temps de bien manger. Finalement, il y a peut-être parfois des choses qui ne sont pas si graves »…




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