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Trois Glorieuses de Saint-Chef: c'est parti !
le 26-10-2019
par Philippe Perroud
La longue à l’état pur !

Le 1024 quatrièmes divisions de Saint-Chef contribue au patrimoine de la boule lyonnaise et demeure une des grandes affiches de l’année, non pas en mettant l’élite en avant, mais tout au contraire parce que cette épreuve aux dimensions rares est réservée à la masse. La longue à l’état pur !

Cela fourmille de boulistes partout et pas qu’à Saint-Chef-en Dauphiné ! L’épreuve a besoin de réquisitionner tous les jeux du coin. Les huit communes limitrophes se prêtent volontiers à la fête, et ce n’est pas pour rien si les noms de Vignieu, Salagnon, Trept, Saint-Hilaire-de-Brens, Vénérieu, Saint-Savin, Montcarra et Sérémieu résonnent en écho familier : cette région de l’Isère respire la boule lyonnaise.
Les Trois Glorieuses, ces trois journées étalées du samedi au lundi, ont débuté sous le soleil et le meilleur moyen de comprendre ce que représente cette épreuve, c’est d’écouter deux joueurs. On a croisé Bernard Berger, 76 ans et Vincent Rabix, 23 ans, et ces deux générations ont plus de points communs que de choses qui les éloignent, en tout cas quand ils parlent de la boule lyonnaise.

« Je voulais apprendre la tactique » 
Vincent Rabix, 23 ans

Vincent Rabix au tirage (Php)

Avant, il s’amusait parfois avec des amis à la pétanque, mais sans toucher à la compétition. Il s’est mis aux boules (les vraies, les grosses), il y a trois ans. « Mon grand-père était bouliste. Mais je n’avais pas suivi. A force de croiser des gens qui m’en parlaient, j’ai fini par y venir ». Ce charpentier croise souvent des « anciens » et apprécie leur compagnie. « J’aime jouer avec eux, parce qu’ils ont la sagesse. On parle ensemble des coups à jouer, on peut confronter nos stratégies, ils sont de bon conseil ».
Vincent a vite tilté avec la boule lyonnaise grâce à « l’ambiance ». A la longue, il apprécie de pouvoir poser son sac sans craindre de ne pas le retrouver ou de le retrouver vide, et de croiser des gens qui viennent prendre leur plaisir. « On joue quoi : on gagne ou on perd sans se prendre la tête. C’est rare de tomber sur des chats niais ». (Pour tout vous dire, on n’est pas certains de l’orthographe, on a aussi été tenté par chagnets, mais en tout cas cette expression du patois local signifie quelqu’un de bourru un peu méchant et râleur).
Cela n’empêche pas Vincent de respecter ce tournoi vénérable des Trois Glorieuses : « j’ai attendu cette année d’être un peu plus prêt pour y venir, car c’est une sacrée affaire ! Et puis le tête-tête, ça se joue de manière particulière, je voulais améliorer la tactique ».
Pas de chance : la deuxième partie lui a été fatale. Mais il avait pris ses précautions en s’inscrivant au 256 doubles avec son ami Jason Carrier, délaissant pour le coup son partenaire de doubles, Denis Bel, le président de son club de de Saint-Baudille-de-la-Tour, à quelques kilomètres de Saint-Chef. Un club qui avec 58 licenciés dans un village de 800 habitants témoigne de la vitalité de la lyonnaise dans le coin !

« J’en ai enfin gagné une » 
Bernard Berger, 76 ans

Bernard Berger, au sortir de sa première victoire (Php)

En sortant du jeu, il a eu ce soupir : « Ah ben ça y est, j’en ai enfin gagné une ». En effectuant les quelques mètres le séparant de la table de marque, ce joueur de Saint-Chef a pu le répéter plusieurs fois à ceux qui le croisaient et qui lui demandaient : « Alors Bernard, tu as fait quoi ? ».
Il est ravi de cette partie gagnée, car lui aussi a mis du temps avant d’oser s’inscrire pour la première fois, il y a quatre ans. « Je voulais pas, j’étais pas assez bon, mais au club de Saint-Chef ils ont fini par me convaincre. C’est le seul concours que je fais d’ailleurs ! Je suis content de le faire finalement ! »
Et au bout de quatre ans, il a fini par trouver l’ouverture. « Bon, ce qui compte, c’est surtout de passer des bons moments. Et la boule lyonnaise offre ces moments. C’est rare de tomber sur des gens qui n’ont pas cet état d’esprit. Même si une fois, un jeune me l’a jouée faux modeste. Vous savez, moi je ne tire pas, alors en tête-à-tête… Il m’a dit que lui non plus ne tirait pas. Je joue la première, il me sort un carreau. Je joue la seconde, pareil ! Je lui ai dit : je ne joue pas d’accordéon, je ne lis pas le solfège, mais tu sais, je connais la musique ! »
Lui aussi a d’abord été pétanqueur. Bon, il avoue y aller encore le mardi de temps en temps, mais la boule lyonnaise a pris le dessus à sa retraite, en 2000. « J’ai toujours aimé la longue, mais quand on travaille c’est compliqué, il y a aussi la vie de famille à protéger ».
Bernard Berger serait volontiers resté plus longuement pour évoquer sa passion de la boule, mais il souhaitait rejoindre sa première victime à son palmarès. « Il doit m’attendre à la buvette, il va croire que je me suis défilé pour lui offrir un coup ! ». 

Le 256 TD avec Romain Garnier 

Brillant vainqueur à Veyrins-Thuellin lundi, le jeune champion du monde U18 du combiné est attendu ce dimanche matin à Saint-Chef dans le cadre du 256 TD. Sur la liste des engagés figurent aussi les noms de Dorian Rapoud et du jeune coéquipier de Régis Faure à Valencin Lilian Rivaux. Autres jeunes inscrits : Enzo Gambini et Thomas Lardet.
On note aussi les présences de bons spécialistes comme Bernard Fermond, Mickaël Charvet, Hervé Luttrin, Richard Viola, Frank Perrut, Jean-Michel Pourroy, Thierry Moine, Patrick Esclamaenti, Norbert Buisson, Jérôme Prat, Franck Marnat, Régis Moine, Jérôme Frelemon, et les Contamin de la Batie-Montgascon venus en force.





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