En cas de problème d'affichage, actualisez votre page :
CTRL + F5


Trouver un club

Agenda




Partenaires
   
Actualité

France Tirs à Martigues : rencontre avec Alexandre Chirat
le 05-04-2019
par Rédaction Sport-boules

Alexandre Chirat en action (Bernard Photos)


"On se remet en question à chaque course"


Les tireurs d’élite ont rendez-vous ce week-end à Martigues pour le France Tirs. Parmi eux, Alexandre Chirat occupe une place de choix, même si l’intéressé se refuse à prétendre à ce que soit la première.


« La concurrence est là, il y a Fred (Marsens), Guillaume (Abelfo), Pierre (Pontonnier) et tous les autres. Et ils sont plus jeunes que moi ! Non, ça se joue parfois à un tir près, cela dépend aussi de la vitesse. Il faut tellement peu de chose pour se dérégler. On se remet en question à chaque course, car à chaque course il peut survenir le petit détail qui va changer beaucoup de choses. Si tu ne te remets pas en question, tu tombes vite de haut. Alors prétendre être le meilleur tireur, ma foi, je ne me considère pas ainsi. J’essaie de le démontrer, mais cela ne peut être vrai que pour la course que l’on vient de disputer ».

Un phénomène d'énergie. Pourtant, Alexandre suscite l’admiration et l’enthousiasme de tous les amateurs de tir sportif… ou de sport tout court. Car c’est un phénomène d’énergie, capable de monter en puissance pendant une course : plus il court vite, plus il frappe les boules.

C’est le fruit d’un entrainement et d’un travail obstinés. Pour Alexandre, « c’est une récompense ». La compétition, il la vit avec le plaisir de l’exigence et du partage.

« Quand je fais 48 ou 49, je me demande d’abord pourquoi je n’ai pas fait 50 ou 51. Il y a des records et des titres à aller chercher. J’ai toujours mieux apprécié ceux remportés à deux. Ce sont des moments spéciaux. Avec mon frère, avec Barbara (Barthet) en mixte. D’ailleurs, c’est dommage que le relais mixte ne soit pas au programme des championnats de France. La mixité est une belle idée à défendre, et les femmes font aussi beaucoup pour promouvoir notre discipline ».

Une femme en or et un entraîneur discret. Une autre femme sert aussi beaucoup la cause du sport-boules : l’épouse d’Alexandre. Il le dit lui-même, un de ses secrets vient de là : « c’est la vie de famille, j’ai une femme en or, qui fait tout pour que je puisse être au haut niveau ». Il ne détaille pas en quoi cela a son importance, mais les heures d’entrainement et de compétition cumulées à celles d’un travail qui le fait se lever très tôt le matin, c’est au final un emploi du temps bien rempli.

L’autre secret d’Alexandre Chirat s’appelle Guy Hanin, son entraîneur.  « Il ne se montre jamais, mais ce sont ses entrainements qui paient. Le sport, c’est être bien dans sa tête et dans son corps, c’est lui qui fait travailler mon corps. C’est pour cela que j’ai souvent le sourire : c’est grâce à ceux qui m’entourent ».

Ceux qui l’entourent dans une compétition, ce sont aussi par exemple les ramasseurs de boules : Alexandre aime avoir pour eux la même exigence que pour lui-même. « C’est un sport individuel mais qui se vit en équipe. C’est aussi pour ça que le relais est vraiment spécial pour moi. Mais c’est aussi parce que la performance, c’est le tireur qui la fait, mais c’est un collectif qui la construit. J’ai besoin d’avoir près de moi des gens en qui j’ai confiance ».

Et puis la victoire, ça ne peut pas vivre seul. Sinon, cela n’aurait pas vraiment de sens. Alors Alexandre, qui a déjà plus de 20 titres de champion de France au compteur, est aussi un champion du partage. Mais à Martigues ce week-end, comme tous les week-ends, il repartira à la course comme s’il lui restait encore tout à gagner.



Fédération Française du Sport Boules - Crédits : Stadline - Mentions légales